Déclaration de l’Association des barreaux du Maroc : le désaccord est professionnel et interne, le Roi demeure au-dessus de tout conflit

Rabat – 30 aout 2026

Le président de l’Association des barreaux du Maroc, Me El-Houssine Ziani, a publié dimanche 30 août 2026 un communiqué officiel au nom du bureau de l’association. Il y dénonce les tentatives de certains médias étrangers d’exploiter la position professionnelle des avocats marocains face à certaines dispositions de la loi sur la profession, en la présentant comme une confrontation avec l’institution monarchique.

Le communiqué, intitulé « Aux ceux qui guettent le Maroc : l’avocature aux côtés de la patrie », fait suite à une délibération à distance du bureau. Il précise que la position concerne un désaccord interne autour d’un texte législatif et de choix gouvernementaux, qui s’inscrit dans le cadre de la Constitution et des constantes nationales, sans s’étendre aux symboles de l’État ni à son unité.

Le bureau condamne « dans les termes les plus fermes » toute tentative extérieure de surfer sur un différend professionnel marocain ou d’exploiter les luttes des avocats pour porter atteinte au Royaume, à ses institutions et à ses symboles. Il refuse catégoriquement d’impliquer la personne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans un litige relatif à une loi professionnelle.

Le texte affirme que Sa Majesté le Roi « est trop élevé pour être partie à un désaccord gouvernemental ou professionnel » et que sa dignité « est trop grande pour être invoquée afin de justifier une décision ou une politique ». L’institution monarchique est le symbole de la Nation, le garant de son unité et de sa continuité, ainsi qu’un pilier de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté du Royaume.

Le bureau rappelle l’histoire nationale de l’avocature marocaine, son rôle dans la lutte pour la libération et l’indépendance, la défense de l’intégrité territoriale et la construction des institutions de l’État. Il cite le témoignage historique de feu Sa Majesté le Roi Hassan II dans son message au congrès international des avocats tenu à Marrakech en 1994, où il décrivait le barreau marocain comme « l’école vénérable de la morale nationale ».

Le communiqué souligne que le patriotisme des avocats et leur fidélité au Trône ne sont pas une position circonstancielle, mais une réalité ancrée que se transmettent les générations de la profession. Les lois peuvent être révisées et critiquées au sein des institutions de l’État ; en revanche, le Roi, la patrie, l’intégrité territoriale et les constantes du Royaume « ne sont pas et ne seront jamais l’objet de ce débat ».

Le bureau met en garde contre les lectures qui ont sorti la position de son contexte de simple désaccord autour d’un texte législatif, ouvrant ainsi une brèche exploitée par des médias hostiles. Il affirme que l’avocature marocaine « n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais un instrument entre les mains de quiconque vise la patrie », et qu’elle ne permettra pas que ses positions soient extraites de leur contexte ou que ses luttes professionnelles servent de carburant à une propaganda hostile.

Le communiqué conclut que le désaccord est marocain et que les institutions du pays en constituent le cadre naturel. La souveraineté du Royaume et ses symboles demeurent au-dessus de tout différend. Les avocats se rassemblent autour de Sa Majesté le Roi Mohammed VI « dans une fidélité constante au Trône et un rassemblement solide autour des constantes de la Nation ».

Ce texte intervient dans un contexte de tensions professionnelles autour du projet de loi sur la profession, après que certaines couvertures étrangères ont tenté de lier la contestation professionnelle à une position politique plus large. Il constitue une affirmation institutionnelle de la séparation entre le débat législatif interne et les constantes nationales sur lesquelles s’accorde le corps professionnel.

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