Rabat – 25 Novembre 2025
L’accès à l’alimentation est une nécessité vitale pour les êtres humains, et l’agriculture est depuis toujours le pilier central de la sécurité alimentaire face à cet enjeu universel. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), agence spécialisée des Nations Unies, a été créée en 1945 avec l’ambition de libérer le monde de la faim et de la malnutrition.
Le défi est immense : selon les dernières projections des Nations Unies, notre planète devra nourrir un peu plus de quelques 9 milliards de personnes à l’horizon 2050. Assurer la sécurité alimentaire dans un contexte de forte croissance démographique, d’urbanisation accrue et de changements climatiques, tout en utilisant les ressources naturelles de manière durable, représente un défi considérable pour les générations actuelles et futures.
Le Maroc, un membre clé depuis 1956
Le Royaume du Maroc, qui dispose de ressources naturelles exceptionnelles et fait de l’agriculture l’un des piliers de son développement, a partagé cette vision lorsqu’il est devenu membre de la FAO en 1956. Cette excellente coopération a été renforcée par l’ouverture d’une représentation de la FAO à Rabat en 1982.
Depuis plus de 60 ans, l’appui technique de la FAO au pays se concentre sur les besoins et les priorités marocaines, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’irrigation, des forêts, des pêches et de l’aquaculture, ainsi que de l’eau potable en zone rurale et du développement rural (particulièrement dans les zones de montagne et l’espace oasien). Cette collaboration a conduit à la mise en œuvre de plus de 350 projets d’appui technique au profit du Maroc.
Réalisations concrètes et développement durable
Ce partenariat actif a permis d’appuyer le Maroc dans :
• La formulation de stratégies nationales pour des secteurs clés tels que l’aquaculture, la filière des petits ruminants, le secteur du lait, et la réduction des pertes et gaspillages alimentaires.
• La gestion des ressources naturelles à travers notamment la revitalisation des agroécosystèmes oasiens dans la région de Souss-Massa et la promotion de la cogestion participative des bassins versants.
• La sauvegarde du patrimoine agricole national, ayant abouti à la labellisation de « Ain Taoujdat » et « Oued Souss » en tant que systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial, et la reconnaissance prochaine d’un troisième site marocain à Figuig.
• La lutte contre les ravageurs et les maladies animales, incluant l’appui à la lutte anti-acridienne, l’élimination des stocks de pesticides obsolètes, et la lutte contre la cochenille du cactus et la chenille légionnaire d’automne. Des actions majeures ont également été engagées en santé animale pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens.
• La modernisation de l’irrigation via la préparation du Plan national d’économie d’eau en irrigation (PNEI).
Des outils et des approches ont également été développés, tels que le réseau virtuel d’information et de communication « Harouna » destiné aux agricultrices et agriculteurs.
Coopération Sud-Sud et Agenda 2030
Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, l’expérience marocaine en appui au développement de l’agriculture en Afrique s’est révélée très efficace pour le renforcement des compétences techniques. Grâce à ces coopérations, la FAO a facilité la mise en œuvre de projets au bénéfice de cinq pays de l’Afrique subsaharienne.
Malgré les profondes crises de sécurité alimentaire auxquelles le monde est confronté, la FAO souligne la nécessité de poursuivre les efforts pour réaliser l’Agenda 2030 pour tous partout. L’Organisation salue la pertinence des contributions que le Royaume du Maroc apporte au renforcement de la sécurité alimentaire mondiale et réitère son soutien constant au gouvernement marocain, qui se positionne comme un acteur majeur du développement inclusif et durable.

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