Séisme politique au Maroc : Aziz Akhannouch quitte le RNI par la petite porte avant les élections de 2026

Dans un tournant inattendu qui n’était pas à l’ordre du jour du Conseil national du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Aziz Akhannouch a officiellement annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête du parti et qu’il ne se présenterait pas aux élections de 2026. Cette décision, perçue par certains analystes comme une « sortie par la petite porte », sera scellée par un congrès extraordinaire prévu le 7 février prochain à El Jadida pour désigner son successeur,.

Confusion au sein du RNI : Démission ou éviction ? L’annonce a provoqué une onde de choc et une grande confusion parmi les cadres et les élus du parti, d’autant plus qu’Akhannouch n’avait préparé aucune transition ni engagé de débat interne préalable,. Selon les sources, cette décision s’apparente davantage à une « éviction » politique qu’à un retrait volontaire, notamment après l’affaiblissement de sa position suite au discours du Trône, qui a confié l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur,,. Son absence remarquée lors de réunions gouvernementales stratégiques présidées par le ministre de l’Intérieur avait déjà alimenté les doutes sur son maintien.

Les raisons d’un désaveu : Un bilan économique et social contesté Plusieurs facteurs expliquent pourquoi le maintien d’Akhannouch est devenu un « fardeau » pour le parti à l’approche de l’année électorale :

Échec des promesses sociales : Sous son mandat, le taux de chômage a stagné à 13 %, et son gouvernement a été incapable de freiner l’inflation galopante et la hausse des prix.

Conflit d’intérêts : Des accusations persistantes de mélange entre pouvoir et affaires l’ont poursuivi, faisant de lui une cible privilégiée pour l’opposition, en particulier pour Abdelilah Benkirane,,.

Déficit de communication : Akhannouch a montré une incapacité chronique à convaincre l’opinion publique ou à communiquer efficacement via les médias, devenant ainsi une « carte brûlée » politiquement,.

L’héritage de l’« Akhannouchisme » : La politique étouffée par l’argent Les sources définissent l’« Akhannouchisme » comme une variante modernisée du « Basrisme » (en référence à Driss Basri), augmentée de l’influence financière. Ce courant est critiqué pour avoir vidé l’action politique de sa substance bénévole, transformant les partis et le Parlement en simples « machines à voter » et en outils d’exécution dépourvus d’indépendance et de capacité de contrôle des deniers publics,,.

La course à la succession : Qui pour 2026 ? Le retrait d’Akhannouch ouvre une bataille pour la succession à la tête du RNI. Trois scénarios principaux se dessinent :

1. Moulay Hafid Elalamy : L’ancien ministre de l’Industrie et homme d’affaires dispose d’un fort sens de la communication et de bonnes relations avec divers acteurs politiques,.

2. Faouzi Lekjaa : Ministre délégué chargé du Budget et président de la FRMF, il bénéficie d’une grande popularité auprès des jeunes grâce aux succès du football national.

3. Un profil inattendu : Le choix pourrait porter sur une figure nouvelle, hors du cercle actuel, pour redessiner le paysage politique en vue de 2026.

Les défis de l’après-Akhannouch Le prochain chef de gouvernement devra affronter des dossiers lourds : réduction des disparités régionales, réforme de l’enseignement, création d’emplois réels pour la jeunesse et préparation des grands rendez-vous internationaux comme le Mondial 2030,,.

En somme, le départ d’Aziz Akhannouch marque la fin d’une ère caractérisée par l’hybridation entre capital et politique, et le début d’une restructuration visant à restaurer la confiance des citoyens envers les institutions partisanes,.

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