Younès El Aynaoui : Une trahison inacceptable et un coup de poignard dans le dos des Lions de l’Atlas

L’ancien tennisman Younès El Aynaoui a franchi une ligne rouge que l’on croyait infranchissable. Invité sur RMC, radio française prompt à exploiter la moindre faille du football marocain, il a révélé publiquement que son fils Naël « ne se sent pas champion d’Afrique ».

Pire : il a insisté sur le fait que la finale de la CAN, perdue sur le terrain à Rabat, n’avait pas la saveur d’une vraie victoire aux yeux du joueur, et qu’elle avait été « gagnée devant le Tribunal arbitral du sport ».

Ces propos ne relèvent pas d’une maladresse. Ils constituent une véritable trahison envers l’équipe nationale, son staff technique et l’ensemble du peuple marocain.

À l’heure où les Lions de l’Atlas, sous la houlette de Walid Regragui, se battent pour leur cohésion et leur ambition en pleine Coupe du Monde 2026, le père d’un joueur clé du groupe choisit de déballer publiquement des doutes internes et de relativiser un titre national. Il offre ainsi une tribune dorée à tous les détracteurs qui n’attendent qu’une occasion pour décrédibiliser les succès du football marocain.

Younès El Aynaoui n’a pas seulement manqué de prudence. Il a sciemment (ou par une irresponsabilité sidérante) fragilisé l’esprit de groupe à un moment critique. En exposant que son fils ne se reconnaît pas pleinement dans la victoire collective et en insistant sur l’aspect « arbitral » du titre, il jette le doute sur la légitimité même des acquis des Lions de l’Atlas. C’est exactement ce que cherchent les médias et les observateurs hostiles : transformer une fierté nationale en sujet de division et de polémique artificielle.

Un ancien champion de tennis, première grande figure internationale du sport marocain, père d’un international qui évolue à l’AS Rome et qui a choisi le maillot national, avait un devoir élémentaire de réserve et de loyauté. Au lieu de cela, il a préféré le micro de RMC et le confort d’une interview orientée. Le résultat est là : une brèche ouverte dans le vestiaire, des munitions fournies aux critiques, et une image de sérénité savamment construite par le sélectionneur et ses joueurs qui s’effondre un peu plus.

Ce n’est pas un simple « dérapage ». C’est un acte profondément nuisible à l’intérêt supérieur du football marocain. Alors que tout le pays se mobilise derrière son équipe, que les joueurs sacrifient et que le staff technique œuvre jour après jour pour maintenir l’unité, Younès El Aynaoui choisit de se mettre en scène en relayant des sentiments qui auraient dû rester privés.

Le mal est fait. Les propos sont publics, relayés, et déjà exploités. Ils affaiblissent la cause nationale à un moment où la moindre fissure peut être fatale.

Younès El Aynaoui doit être fermement condamné pour cette sortie. Non pas parce qu’il est le père de Naël, mais parce qu’il est une personnalité publique qui a trahi sa responsabilité. Un tel comportement est indigne d’un ancien champion et indigne du respect que l’on doit à l’effort collectif des Lions de l’Atlas.

Le football marocain n’a pas besoin de pères de joueurs qui relativisent les victoires nationales sur les ondes étrangères. Il a besoin de figures qui protègent le vestiaire, qui renforcent l’unité et qui se taisent quand la parole peut nuire.

Younès El Aynaoui a échoué sur tous les tableaux. Et le football marocain paie déjà le prix de cette faiblesse.

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