Paris accorde à Rabat l’accès aux archives du Sahara Oriental : un tournant historique dans les relations franco-marocaines

Rabat / Paris – 5 juin 2026

Dans un geste diplomatique majeur qui marque un nouveau chapitre dans le rapprochement entre la France et le Maroc, Paris s’apprête à ouvrir à Rabat l’accès à des archives coloniales sensibles relatives au Sahara Oriental. Ces documents historiques, longtemps gardés sous clé, constitueraient une preuve supplémentaire de la marocanité historique de ces territoires frontaliers.

Selon des sources concordantes relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans certains cercles diplomatiques, cet accès s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique global en préparation entre les deux pays. Il ne se limite pas aux seuls domaines économiques et sécuritaires, mais touche également les dossiers mémoriels les plus délicats de la période coloniale. Les archives en question portent notamment sur les zones frontalières orientales (régions de Touat, Gourara, Tidikelt et Tindouf), dont une partie a été intégrée à l’Algérie française au début du XXe siècle.

Des archives qui « font trembler » l’histoire coloniale

Ces fonds documentaires, estimés à plusieurs millions de pièces, contiendraient des correspondances officielles, des rapports administratifs, des cartes et des accords franco-marocains de 1901-1902 qui attestent, selon les historiens marocains, de la souveraineté marocaine sur ces espaces sahariens avant la colonisation. Leur restitution ou leur mise à disposition intervient après des décennies de restrictions françaises, motivées à l’époque par le souci d’éviter toute tension avec Alger.

Ce geste intervient quelques mois seulement après la reconnaissance explicite par la France, en juillet 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental. Il s’inscrit dans une dynamique de réchauffement spectaculaire des relations bilatérales, scellée par la perspective d’une visite d’État du Roi Mohammed VI en France et la signature annoncée d’un traité bilatéral inédit entre les deux pays.

Un enjeu mémoriel et diplomatique

Pour Rabat, l’accès à ces archives n’est pas seulement une question historique : il s’agit d’un levier diplomatique et juridique majeur. Les documents devraient permettre de consolider le dossier marocain devant les instances internationales et de répondre définitivement aux thèses séparatistes qui contestent la marocanité du Sahara, tant occidental qu’oriental.

Du côté français, ce geste témoigne d’une nouvelle maturité dans la relation avec le Maroc, après des années de tensions liées à la question saharienne. Il marque aussi la fin d’une époque où Paris privilégiait un équilibre fragile entre Rabat et Alger au détriment de la transparence historique.

Les observateurs s’accordent à dire que cette coopération archivistique pourrait ouvrir la voie à d’autres restitutions ou numérisations de fonds conservés aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM) à Aix-en-Provence ou aux Archives diplomatiques de La Courneuve.

Reste à savoir quand et sous quelle forme concrète cet accès sera officialisé : transfert physique, numérisation intégrale ou simple consultation ? Une annonce officielle pourrait intervenir dans les prochaines semaines, à l’occasion des préparatifs de la visite royale ou de la signature du futur traité bilatéral.

Dans tous les cas, ce dossier symbolise bien plus qu’un simple échange de documents : il scelle une réconciliation mémorielle entre deux nations liées par une histoire commune complexe, au service d’un partenariat stratégique résolument tourné vers l’avenir.

Note de fiabilité :

À l’heure actuelle (5 juin 2026), aucun communiqué officiel de l’Élysée, du Quai d’Orsay, des Archives diplomatiques françaises, ni des Archives du Maroc n’a annoncé une décision concrète et récente accordant à Rabat un accès spécifique et nouveau aux archives du Sahara Oriental (Touat, Gourara, Tidikelt, Tindouf…).

Mais il existe cependant un contexte sérieux et documenté qui explique pourquoi cette rumeur a pris une telle ampleur :

  • Novembre 2024 : Atalayar et Le360 rapportent que, lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron à Rabat, la France et le Maroc ont discuté du transfert de 2,5 millions de documents d’archives coloniales. La France avait auparavant restreint l’accès à certaines archives pour ne pas froisser Alger ; ce frein est levé depuis la position française sur le Sahara Occidental (juillet 2024).
    Atalayar (14 nov. 2024)
  • 2022 : La France avait déjà remis aux Archives du Maroc environ 60 000 images numériques de documents ethnographiques et sociologiques sur les tribus sahariennes.
  • Archives Royales marocaines : La directrice Bahija Simou a répété à plusieurs reprises (2023-2024) que les Archives Royales disposent de documents irréfutables sur la marocanité historique du Sahara Oriental, et que le Maroc continue d’enrichir ses fonds via des accords avec la France et d’autres pays.
  • Articles de fond sérieux :
    • Le360 : « Le mystère des archives disparues du Sahara oriental » (22 mars 2026) et plusieurs enquêtes sur les accords franco-marocains de 1901-1902.
    • Maroc Hebdo et d’autres médias marocains : analyses historiques sur les archives coloniales françaises prouvant les liens du Makhzen avec le Sahara Oriental avant la colonisation.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*